puits au Burkina-Fasso

Projet puits au BURKINA-FASSO
Justification du projet :
Le village de Bangabou compte 1000 habitants qui ne disposent que de deux puits. Un traditionnel éloigné de 1,5 km. et d’un second puits profond doté d’une pompe manuelle qui assure la remontée de l’eau à la surface. Ce dernier a été le fruit d’un précédent projet du G.I.A.N (Gruppo Italiano Amici delle Natura) Section du « Gran pino » avec qui notre propre association a créé un jumelage. C’est d’ailleurs dans ce cadre  que nous sommes désireux de participer à ce futur projet.

Ces équipements éxistants ne sont pas suffisants pour fournir l’eau potable à toute la population. De fait, la population n’a d’autre choix que d’utiliser l’eau du puits superficiel dont la potabilité n’est pas garantie. La carence en eau limite en outre les activités d’élevage et de culture. L’éloignement conséquent du puits par rapport au village impose aux femmes, traditionnellement désignées pour la lourde tâche du transport de l’eau (à l’aide de bidons de 30 litres portés sur la tête) des efforts physiques énormes et une perte de temps importante.

Objectif du projet :
Le projet a comme objectif principal de garantir l’apport d’eau potable à toute la population et ce , durant toute l’année. La construction du puits au centre du village évitant ainsi la pénibilité évoquée ci-dessus. Une bonne gestion de l’eau permettra aussi un accroissement des cultures et de l’élevage. L’impact le plus important concerne la salubrité et la santé. L’utilisation d’eau potable diminuera les cas graves de maladie, (dysentrie) et améliorera les conditions de vie. Le gain de temps réalisé permettra aux femmes de consacrer des moments plus importants à leurs enfants, faire plus deculture et ainsi vendre les produits de leur récolte, voire de faire un peu d’artisanat et de commercer.   

Descriptif du projet :
Creusage du puits pour accéder à la nappe phréatique

Construction du réseau pour permettre l’acheminement de l’eau dans le village.
Installation d’une pompe électrique fonctionnant à l’énergie solaire.
Creusage d’un bassin de rétention de 3m3.
Installation de plusieurs points d’accès à l’eau (fontaines) dans le village.

Le projet a été confié à l’entreprise « FOREX », entreprise locale de génie civil  et d’installations hydrauliques; Cette entreprise a fait la preuve de ses compétences de sa fiabilité et de son efficacité. C’était déjà elle qui avait géré le premier projet.

Soutien du projet :
Le choix d’une pompe fonctionnant à l’énergie solaire est conditionné par le fait de l’absence d’électricité et la volonté de ne pas dépendre de sources d’énergies non renouvelables. De par la pauvreté de la population, il est inenvisageable qu’elle supporte les frais de construction d’un tel projet.

Afin de garantir la pérennité du projet et son fonctionnement, il est impératif qu’un comité local en assure la gestion, mette en place un plan d’amortissement afin de disposer de fonds suffisants pour la maintenance de l’installation.
Appropriation des bénéficiaires :
Actuellement, un comité est en place pour gérer, assurer la maintenance et le bon fonctionnement de l’installation. Il est chargé également de collecter l’argent nécessaire auprès des habitants du village. Chacun verse une contribution hebdomadaire. Le nouveau puit sera géré de la même façon.
Coût de l’installation : 11700 €.
Provision pour l’aboutissement du projet : 0 €
Fonds à recueillir : 11700 €

Le pays étant enclavé ne dispose que d’aucun moyens de subsistance, et ne peut assurer la santé et la salubrité en son sein. Ceci génère de nombreux cas de dysenterie,  et donc une mortalité infantile accrue. De fait, il s’en suit un phénomène d’immigration. La section des AN de Cecina « il Gran Pino » a recueilli un de ces immigrants Burkinabé qui a sensibilisé nos amis Italiens aux problèmes de ses concitoyens.
Le droit à l’eau potable est fondamental, de fait l’aide aux populations défavorisées est un devoir moral de la part des pays riches envers ces dernières. L’aide apportée permet aux femmes et aux hommes de vivre dignement dans leur propre pays sans être obligés d’avoir recours à l’immigration pour survivre.
Une délégation des AN de Cecina (avec qui nous sommes jumelés, rappelons-le) se rendra sur place afin d’assurer le suivi des travaux. Toutes ces raisons font que le comité de notre propre section a décidé de faire un virement de 200 € à nos amis Italiens. Si vous vous sentez concerné par le projet, vous pouvez apporter votre obole, contactez alors Jean-Paul Bondaz.
Boukary Salbre, notre Burkinabé immigré entretient souvent  des rapports avec sa famille restée sur place et lui rend visite régulièrement, se chargera de superviser le bon déroulement du projet.